Présentation de Linux par Georges Louge


Avec tous nos remerciements à l'AFUL dont cette présentation de Linux s'est inspirée.
Les liens dans le texte permettent d'obtenir des informations complémentaires, grâce notamment à l'Encyclopédie Libre Wikipedia

  • 1.Qu'est ce que Linux ?
  • 2.Les avantages de Linux
  • 3.Principales utilisations de Linux
  • 4.Questions / Réponses (FAQ)
  • 5.Les scientifiques préfèrent Linux
  • 6.Les logiciels libres dans l'administration française
  • 7.Linux et logiciels libres dans le monde


1. Qu'est-ce que Linux ?

  • Linux ( appelé aussi: GNU/Linux http://fr.wikipedia.org/wiki/Linux_ou_GNU/Linux) est un système d'exploitation de type UNIX http://fr.wikipedia.org/wiki/Unix. Il est multitâche (capable d'exécuter plusieurs programmes en même temps) et multi-utilisateur. Il fonctionne sur des machines de type PC et Power-Mac à processeur 32-bit, mais aussi sur les machines plus récentes à processeur 64-bit. De plus, il est ouvert sur les réseaux et sur les autres systèmes d'exploitation.

  • La principale singularité de Linux est d'être un logiciel libre ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Portail:Logiciels_libres ), développé de façon participative - et pour une bonne part bénévole - par d'innombrables programmeurs passionnés répartis dans le monde. Ce modèle de développement, insensible aux contraintes commerciales de rentabilité, joue un grand rôle dans la qualité du résultat obtenu, qui est considéré par les analystes réellement indépendants comme bien supérieur aux systèmes commerciaux similaires.

2. Les avantages de Linux

  • Linux est un système d'exploitation :

  • * Puissant : il permet de faire beaucoup de choses avec sa machine. Il existe dans tous les domaines des milliers de programmes conçus pour tourner sous Linux, et qui se perfectionnent constamment.

  • * Efficace : contrairement à des systèmes d'exploitation commerciaux beaucoup plus répandus, il n'utilise pour ses besoins propres que très peu de ressources. Pour une même machine, les logiciels dont vous vous servez pour votre travail disposent donc de beaucoup plus de puissance pour fonctionner.

  • * Fiable : si besoin est, une machine sous Linux est capable de fonctionner 24h/24 sans se plaindre, pour peu que le matériel soit d'un niveau de qualité correct.

  • * Robuste : une erreur de l'utilisateur ou le « plantage » éventuel d'une application n'affectent pas le reste du système et n'obligent donc pas à réamorcer le PC comme cela se produit avec des produits commerciaux bien connus. Autre avantage très apprécié : il est exceptionnel de devoir l'arrêter pour maintenance ; la quasi-totalité des opérations de configuration, de mise au point, de mise à jour de programmes existants ou d'installation de nouveaux programmes, se font sans aucun besoin d'arrêter le système.

  • * Très bon marché : Linux et la plupart des logiciels tournant sous Linux peuvent être téléchargés gratuitement, notamment sur des sites universitaires. Certes, il existe des sociétés spécialisées qui vendent sur CD ou DVD le système Linux accompagné de nombreux programmes, mais le prix demandé est modique : il ne sert qu'à couvrir les frais de pressage et à leur permettre de financer dans une certaine mesure la poursuite de leur activité, par ailleurs essentiellement tournée vers le service aux entreprises. Les programmes Linux étant pour la plupart développés pour le plaisir par des professionnels passionnés par leur métier, personne n'a à supporter le coût de leur développement.

  • * Respectueux des normes internationales et notamment conforme à la norme POSIX ( http://fr.wikipedia.org/wiki/POSIX ), aux standards du marché, et à ceux de l'Internet. Cela signifie qu'un logiciel conçu pour un autre système de la même famille (Solaris de SUN, Digital Unix, AIX d'IBM, SCO Unix...) peut être rapidement porté sous Linux et vice-versa, ce qui assure une protection de l'investissement logiciel et des données en cas d'obligation de changement de système.

  • Comme on le voit, Linux est un système exceptionnel. Il s'adresse aussi bien à des particuliers qu'à des professionnels, à des artistes qu'à des scientifiques, et il s'accomode aussi bien de machines anciennes ou bas de gamme que de machines puissantes très sollicitées ou devant remplir sans faille des fonctions importantes.

3. Principales utilisations de Linux

Comme station bureautique

  • Grâce à des suites bureautiques intégrées comme OpenOffice ou Kword et à des environnements graphiques comme KDE ou Gnome, les stations bureautiques sous Linux offrent les mêmes fonctionnalités que leurs équivalents sous Windows ou Mac-OS : traitement de texte, tableur, logiciel de présentation et de dessin, agenda, gestion de fichiers, partage de documents, intégration des technologies Internet/Intranet (courrier électronique, Web)...


Comme station d'élaboration et de retouche d'images

  • Les distributions Linux sont livrées avec de nombreux logiciels de dessin et de retouche d'images, par exemple The Gimp, le rival libre de Photoshop, Xsane, pour le pilotage des scanners, Kuickshow, incomparable pour présenter des photos en diaporama, ou Scribus, avec lequel on réalise des mises en page de qualité professionnelle comme cela se pratique dans les métiers de l'imprimerie/PAO/infographie.


Comme station de lecture, de traitement et d'enregistrement du son et de l'image

  • KsCD sait lire des CD audio en affichant les titres et les interprètes ; K3b grave les CD et les DVD. On peut s'essayer à la composition musicale avec Rosegarden, traiter le son avec Audacity, et utiliser Sound Recorder comme magnétophone. On reçoit la télévision sur son écran avec  TvTime, ou avec Xdtv qui permet en outre d'enregistrer les émissions, on fait du montage vidéo avec Cinelerra, on regarde des films sur DVD avec Kaffeine ou Totem.


Comme station réseau

  • Grâce à des navigateurs intégrés comme Konqueror ou Firefox ou à des logiciels plus spécialisés, Linux permet d'accéder aux services les plus populaires de l'Internet: Web, FTP (transferts de fichiers), news (messageries thématiques), courrier électronique avec KMail, discussion en temps réel avec Kopete, sans oublier Ekiga ou Gnomemeeting pour dialoguer avec un ou plusieurs correspondants en vidéo avec sa Webcam.


Comme console de loisirs

  • Les jeux ne sont pas oubliés sous Linux avec de nombreux jeux de carte, d'arcade, de plateau, de stratégie et de sport dont le maintenant célèbre Tux Racer.


Comme serveur Internet/Intranet

  • On trouve dans les distributions standard de Linux tous les logiciels nécessaires pour réaliser un serveur Internet particulièrement fiable et complet, même sur des machines de puissance modeste. Cela inclut des fonctionnalités de transfert et de distribution du courrier électronique, des news (Usenet), de serveur Web ou FTP, de serveur de noms de machine ou de noms de domaine.


Comme serveur de fichiers et d'impression

  • Linux supporte les trois principaux protocoles de partage de fichiers: NFS pour clients UNIX, SMB pour clients Windows, et Apple-Share pour clients Mac-OS, ainsi que les protocoles de partage d'imprimantes. Linux peut également servir de serveur de fax, de station graphique et de PAO (Publication Assistée par Ordinateur).


Comme serveur d'applications client/serveur

  • Un grand nombre de logiciels de serveurs de bases de données (SGBD), relationnels, relationnels-objets ou objets, commerciaux ou libres, sont disponibles pour Linux. Avec ces logiciels, surtout du côté commercial, ce sont des milliers d'applications qui sont proposées.


Comme station de développement

  • Linux met à la disposition des informaticiens, le plus souvent sous forme de logiciels libres, des outils de développement pour la plupart des langages actuels : C, C++, Fortran, Java, Cobol, LISP, Prolog, Smalltalk... On trouve aussi des outils pour le contrôle des sources, pour le travail en groupe, pour le suivi des erreurs, pour le testage..


4. Questions / réponses sur Linux

Comment se présente Linux ?

  • Le plus couramment, Linux est proposé à l'intérieur d'une « distribution », qui est un rassemblement cohérent de programmes de toutes sortes sur un ou plusieurs CD ou DVD. Citons par exemple les distributions Debian, Red-Hat, Mandriva,  SuSE, Ubuntu, Slackware, Kaella ...


On dit que Linux est gratuit. C'est vrai ?

  • D'abord une distinction : Linux est un logiciel libre, cela ne signifie pas forcément gratuit.

  • Linux est gratuit si on le télécharge par Internet ou si on le recopie depuis un CD-ROM prêté par un ami : avec les logiciels commerciaux, ce serait du piratage ! Avec Linux, cette pratique est parfaitement légale (et même recommandée !).

  • Mais on peut aussi, pour un prix modique, trouver dans le commerce des distributions accompagnées de livrets explicatifs et d'une possibilité d'assistance à la mise en service.

  • Enfin, on trouve des distributions Linux, souvent réduites à un ou deux CD, annexées à des revues d'informatique qui en assurent la promotion.Cependant, certaines distributions de programmes sous Linux proposent des suppléments composés de logiciels commerciaux protégés par des licences restrictives (et éventuellement payantes) ; dans ce cas, les logiciels correspondants (et ceux-là seulement) ne peuvent pas être librement recopiés ni modifiés.


Windows n'est-il pas fourni lui aussi gratuitement quand on achète un PC ?

  • C'est ce que bien des vendeurs ont pour consigne de faire croire aux clients naïfs... En réalité, tous les recoupements montrent que les quelques programmes commerciaux de base installés à l'avance sur un PC coûtent au client un minimum de 200 euros. Cette pratique est contraire à la loi qui interdit les ventes liées, une loi bien peu respectée (voir à ce sujet l'excellent site : Dona ferentes et la pétition Non au racketiciel). Ce n'est pas pour rien que Microsoft se flatte de réaliser plus de 80% de marge bénéficiaire avec ses logiciels (vous avez bien lu : ce qui a coûté 20 $ à produire vous est revendu 100 $ ! )


Existe-t-il d'autres systèmes d'exploitation libres comparables à Linux ?

  • Oui. Par exemple, les systèmes dérivés de BSD (version d'UNIX® développée à Berkeley, Université de Californie), notamment Free-BSD, Net-BSD et Open-BSD, sont également des systèmes d'exploitation libres. Leurs licences d'utilisations, leurs modèles de développement et leurs modes de diffusion sont cependant différents de ceux de Linux, et ils sont beaucoup moins répandus.


Qu'est-ce que le « code source » d'un logiciel ?

  • Pour composer un programme, les informaticiens utilisent divers langages qui sont des suites codifiées de commandes telles que « C », « C++ », « Fortran », « Java », « Cobol », « LISP », « Prolog », « Smalltalk », etc. Les logiciels ainsi exprimés sont déchiffrables par l'homme, pour peu que le langage utilisé lui soit familier. C'est cela qu'on appelle le « code source ».

  • Mais la machine est incapable de comprendre le code source ; en fait de signes, elle n'en connaît que deux, symbolisés par 0 et 1. Il faut donc transformer le code source en une suite ininterrompue de 0 et de 1 pour qu'il soit exécutable par la machine : c'est le rôle d'un programme spécial : le compilateur, qui produit le « code objet », totalement incompréhensible pour un être humain.

  • C'est ici que se trouve la différence fondamentale entre logiciels « propriétaires » et « logiciels libres » . Pour les logiciels « propriétaires », le code source est tenu rigoureusement secret : seul le programmeur ou l'entreprise propriétaire a la capacité et le droit de le modifier. Si le propriétaire disparaît, ou s'il renonce à faire évoluer son logiciel - souvent pour des raisons commerciales - les clients qui en avaient acheté la licence se retrouvent vite avec un programme dépassé, voire inutilisable, et dont les données peuvent même s'avérer irrécupérables.

  • Au contraire, pour les « logiciels libres », le code source est public (« open source »). Tout informaticien compétent est capable de l'analyser, d'en comprendre le fonctionnement, et de le modifier (en respectant les règles qui régissent le droit d'auteur et les licences particulières aux logiciels libres). Ainsi, lorsque l'auteur d'un logiciel libre n'a plus la possibilité de le faire évoluer, il se trouvera toujours quelque part d'autres informaticiens pour prendre le relais. C'est exactement ce qui se passe depuis les premiers balbutiements de Linux en 1991 et c'est une des raisons du développement fulgurant des programmes tournant sous Linux malgré une absence complète de publicité.


Linux est-il sensible aux virus ?

  • On ne peut pas l'exclure a priori, mais jusqu'à présent, aucun virus n'a vraiment réussi à contaminer Linux. Ils en sont empêchés par la structure même du système, dont le mode de protection s'est jusqu'alors montré remarquablement efficace.


Qu'est-ce qu'un « spyware » et risque-t-on d'en trouver sous Linux ?

  • Un « spyware » est un petit logiciel espion dissimulé dans certains programmes et capable de transmettre des informations confidentielles par internet à l'insu du propriétaire du PC (mot de passe, carnet d'adresses, n° de carte bancaire, secrets industriels...). L'existence de ces espions n'est pas un fantasme : voir plus loin l'article du « Spiegel » et les arguments de la D.G.S.E. Ils sont très difficiles à détecter dans les logiciels commerciaux dont le code source reste secret et quasiment inaccessible. Au contraire, sous Linux, les codes source sont publics et peuvent facilement être analysés par toute personne formée à la programmation ; il est donc impossible d'y dissimuler des logiciels espions : les informaticiens qui examinent, testent et mettent au point de par le monde les programmes Linux auraient tôt fait de les détecter et de les dénoncer.


Est-il difficile d'installer Linux ?

  • C'est au contraire bien plus simple et bien plus rapide que d'installer Windows, par exemple. La première fois, mieux vaut quand même se faire guider par un "linuxien" expérimenté qui ne demandera pas mieux que de vous assister. Linux Azur organise fréquemment des « Soirées Accès Libre » dans ce but.

  • D'autre part, les corrections de programme et les mises à jours nécessaires se font par internet de façon gratuite et quasiment automatique ; elles garantissent de disposer toujours des dernières évolutions, en matière de performances comme de sécurité.

  • Une seule précaution essentielle à prendre avant tout achat : s'assurer que les composants de sa machine sont compatibles Linux. En effet, la plupart des périphériques ont besoin pour fonctionner de pilotes spécifiques. Or il existe encore des fabricants arriérés (ou tenus par des contrats visant à limiter la concurrence de Linux) qui en gardent secret le code source et refusent d'éditer des versions permettant de faire fonctionner leurs appareils sous Linux.

  • Heureusement, leur nombre se réduit progressivement : ils finissent par comprendre qu'ils se pénalisent eux-mêmes en se privant d'une partie de plus en plus nombreuse de leur clientèle potentielle, et qu'ils ont tout intérêt à éditer eux-même les pilotes Linux permettant d'utiliser leurs appareils dans les meilleures conditions.


Suis-je obligé de supprimer Windows pour installer Linux sur mon PC ?

  • Pas du tout ! Linux n'est pas sectaire : il met à disposition de petits programmes d'entrée : LILO ou GRUB, qui permettent de lancer soit Windows, soit Linux ou autre, au choix. La seule contrainte est d'avoir suffisamment de place sur le disque dur pour contenir plusieurs systèmes ; mais avec la capacité des disques durs actuels, ce n'est plus tellement un problème. Il est d'autre part remarquable que dans ce cas on peut, depuis le système Linux, accéder à tous ses fichiers Windows, alors que Windows est bien incapable de trouver et d'afficher des fichiers Linux !


Est-il difficile d'apprendre à se servir de Linux ?

  • Pour qui sait déjà utiliser un ordinateur, la transition est facile, voire immédiate. De plus, les distributions Linux comportent une abondante documentation, complétée par beaucoup de sites internet. Et enfin, la solidarité des Linuxiens est proverbiale : il est bien rare qu'en posant une question précise sur une liste de diffusion Linux, comme la liste linux06 de Linux-Azur ( ListeDiffusion ) par exemple, on ne reçoive pas une réponse circonstanciée dans les minutes qui suivent.


Combien de personnes utilisent Linux dans le monde ?

  • Le mode de diffusion de Linux, dont la plupart des programmes peuvent être librement recopiés et utilisés, fait qu'il est impossible de donner des chiffres précis. Les estimations les plus récentes (Linux Counter) avancent le nombre de 29 millions d'utilisateurs, ce qui en ferait, et de loin, le premier système d'exploitation d'origine non-Microsoft. La croissance de Linux s'opère malgré une absence totale de publicité et une couverture bien peu présente dans les média à qui des logiciels souvent gratuits ne peuvent rien rapporter en budget publicitaire... même s'ils ne manquent pas de les utiliser pour leur propre compte !


5. Les scientifiques préfèrent LINUX

  • Parfaitement adapté par sa simplicité à l'usage individuel, Linux est aussi le système préféré de bien des scientifiques, qui en apprécient la rapidité, l'adaptabilité et la sécurité de fonctionnement inégalées. En voici quelques exemples relevés dans la presse spécialisée :

  • Les ordinateurs du CERN à Genève tournent sous Linux

  • Le CERN est plus grand laboratoire de physique des particules du monde. C'est là qu'a été conçu le web, créé à l'origine pour couvrir les besoins d'échanges entre scientifiques. Le CERN a mis au point et utilise une version de Linux spécialement étudiée pour ses chercheurs.



  • Le supercalculateur de la NASA sera basé sur Linux - 02/08/2004

  • La NASA, Silicon Graphics (SGI) et Intel ont commencé la construction d'un nouveau supercalculateur qui comptera pas moins de 10.240 processeurs de type Itanium 2, des puces développées par Intel et initialement prévues pour le marché des serveurs.

  • Même si la capacité théorique précise de la nouvelle machine n'a pas été révélée, on sait que l'actuel plus gros supercalculateur - situé à l'Earth Simulator Center, au Japon - atteint 35,8 teraflops (les flops étant des opérations en virgule flottante par seconde) avec "seulement" un peu plus de 5.000 processeurs (1). La nouvelle machine devrait décupler la puissance de calcul disponible à la NASA et ouvrir la voie à des avancées dans les domaines de la recherche sur d'éventuelles prochaines étapes de la conquête spatiale, ainsi que le réchauffement de la planète.

  • Un maximum de technologies déjà éprouvées seront utilisées dans le système, puisque c'est un système 64 bits "basé sur Linux" (LBS) qui tournera sur chacun des 20 blocs de 512 processeurs composant l'architecture Altix mise au point par SGI. Les blocs seront reliés entre eux par des commutateurs InfiniBand.

  • Les utilisateurs du simulateur pourront accéder à des espaces de stockage de 500 et 800 terabits (1 terabit égale plus d'un million de megabits), dans une infrastructure déjà mise en place par SGI pour les précédents calculateurs de la NASA.

  • source : Solutions Journal du Net

  • (1) : ce supercalculateur japonais construit par IBM en 2003/2004 tourne lui aussi sous Linux.


  • Le CEA choisit Bull pour le supercalculateur le plus puissant d'Europe - 20/12/2005

  • Le Commissariat à l'énergie atomique a sélectionné les serveurs Novascale de Bull pour simuler l'arme nucléaire. Avec 60 teraflops annoncés,  Tera10 occupera la première place des supercalculateurs en Europe et la seconde dans le monde, après Blue Gene/L d'IBM (70 teraflops) et devant Columbia de Silicon Graphics (51,82 teraflops).

  • La capacité de traitement sera fournie par 8.704 processeurs et 27 tera-octets en mémoire. 56 serveurs d'entrée/sortie Novascale assureront le stockage de 1 peta-octets de données sur disques. L'ensemble communiquera avec une bande de 100 Go/s et sera motorisé par un noyau Linux.

  • Source : Silicon.fr


6. Les logiciels libres dans l'administration française

  • L'un après l'autre, tous les services officiels français se tournent progressivement vers les logiciels libres, en attendant de basculer définitivement sous Linux. Ils y trouvent à la fois la sécurité de fonctionnement qui fait tellement défaut à d'autres systèmes et l'occasion d'économiser l'argent du contribuable.

  • Les députés français bientôt convertis aux logiciels libres? - 28/09/2006

  • Les logiciels libres vont-ils bientôt entrer à l'Assemblée nationale? C'est le projet défendu par deux députés UMP, Richard Cazenave et Bernard Carayon, déjà largement impliqués sur ce sujet à l'époque des débats sur le projet de loi Dadvsi.

  • Le rapport Carayon indique que fin 2005, l'Assemblée nationale disposait de 1.780 postes informatiques, équipés chacun de logiciels d'une valeur de 718 euros. Soit environ 1,3 million d'euros pour le total de ce parc installé (le texte souligne que la vente liée avec le système d'exploitation - en clair, Windows - ne permet pas d'en évaluer le coût réel). Par ailleurs, 101 serveurs sont utilisés - 80 fonctionnent encore sous licence Windows, trois sous Novell, dix sous Unix et huit sous Linux.

  • Les deux députés initiateurs du projet souhaitent que les futurs élus de juin 2007 puissent au moins avoir le choix entre un poste sous Windows et un poste sous Linux.

  • « J'espère que cette expérience, comme celle de la Gendarmerie nationale, inspirera d'autres administrations et entreprises - grandes ou petites - et encouragera l'offre de matériel informatique livré sans système d'exploitation », conclut sur son blog le député Cazenave.

  • Source : ZDNet Actualités

  • La Mairie de Paris confirme son engagement pour le libre - 08/02/05

  • Le Conseil de Paris, réuni les 7 et 8 février, devrait approuver l'adhésion de la Ville de Paris à l'association Adullact (Association des Développeurs et des Utilisateurs de Logiciels Libres pour les Administrations et les Collectivités Territoriales), ainsi que la publication sous licence « Open Source » de sept logiciels développés par la Direction des Systèmes et Technologies de l'Information (notamment un portail Internet/intranet développé pour les mairies d'arrondissement).

  • Rappelons par ailleurs que la Mairie de Paris envisage de faire migrer les postes de travail municipaux vers Linux.

  • Source : Le Monde Informatique


Les ministères français choisissent OpenOffice - 28 janvier 2005

  • Le ministère de l'Équipement est en cours de migration vers la suite bureautique libre. Une opération qui concerne 55.000 postes et devrait être bouclée en 2006.

  • Le ministère de l'Intérieur propose également depuis 2002 à tous ses agents d'installer OpenOffice. D'ici à la fin de l'année, environ 50.000 postes devraient l'utiliser.

  • L'Administration des douanes a déjà équipé 16.000 postes tout comme le ministère de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, où 8.000 PC disposent d'OpenOffice.

  • (cet article de ZDNet ne semble plus disponible sur intyernet)


La direction générale des impôts abandonne MS Office pour OpenOffice - 10/11/2005

  • Le Trésor public a décidé de migrer son parc de 80.000 PC vers la suite bureautique libre OpenOffice. L'abandon de Microsoft Office va lui permettre d'économiser 29 millions d'euros. Début du chantier fin 2006.

  • La principale raison est d'ordre financier: la migration de ce parc informatique, aujourd'hui équipé de Microsoft Office 97, vers Office XP aurait coûté 29,5 millions d'euros, en achat de licences et coûts annexes dont la remise à niveau des utilisateurs.

  • Tandis que le passage à OpenOffice devrait ramener «la facture à seulement... 200.000 euros», explique à ZDNet.fr Jean-Marie Lapeyre, directeur technique du programme Copernic. Cette migration s'inscrit en effet dans le cadre d'un programme de plus grande envergure, qui prévoit sur sept ans la refonte totale du système d'information fiscal, comme nous l'évoquions en juin 2004.

  • Source : ZDNet Actualités


La gendarmerie nationale passe à OpenOffice - 28 janvier 2005

  • La maréchaussée abandonne Microsoft Office. Fin 2005, ses 70.000 postes seront équipés de la suite non propriétaire OpenOffice. Une migration qui devrait lui permettre d'économiser 2 millions d'euros par an.

  • « C'est désormais une tendance générale au sein de l'administration », commente pour ZDNet, un proche collaborateur du député Bernard Carayon. Cet élu UMP du Tarn est un des principaux promoteurs des logiciels non propriétaires au sein du parlement. « L'initiative de la gendarmerie nationale va, selon nous, dans le bon sens car elle permet une plus grande autonomie de ce corps d'armée », poursuit l'entourage du député.

  • « Par ailleurs, les logiciels à code source ouvert sont un gage de transparence. Tout simplement parce qu'il est possible de vérifier ce qu'il y a dans chaque ligne de code. Enfin, pour nous, ils limitent également le danger des failles de sécurité grâce à la vigilance de la communauté de développeurs », conclut-il.

  • Source : ZDNet Actualités


L'informatique de la DGSE, entre Linux et portables durcis - 03/09/2005

  • Sur le terrain, les agents du Service Action de la DGSE (Direction Générale de la Sécurité Extérieure, les services secrets français) sont équipés depuis quelques temps déjà avec des ordinateurs portables renforcés de la gamme  GoBook. Des portables "tout-terrain" entièrement réalisés sur mesure par la société Itronix et qui équipent déjà beaucoup d'unités très spéciales de par le monde. De source officielle, ces ordinateurs tournent sous Linux, avec un noyau entièrement fait "maison" par les informaticiens de la piscine, le surnom de la DGSE : « Avec Linux on contrôle tout, de l'information saisie sur la machine en passant par le cryptage et la transmission; il vaut mieux faire confiance à un système que nous avons bâti plutôt qu'à autre chose dont nous n'avons pas examiné à la loupe le code source » affirme un informaticien, aujourd'hui consultant privé qui a passé trois ans dans la maison.

  • Source : Intelink - Veille stratégique


Logiciels libres : Bercy signe un contrat de 39 millions d'euros - 1er février 2006

  • Après avoir progressivement basculé vers les logiciels « open source », le ministère de l'Economie et des Finances vient de passer le plus important contrat de services du secteur.

  • D'un minimum de 15 millions d'euros sur trois ans, le contrat « open source » que vient de signer le ministère de l'Economie et des Finances sera assorti de tranches supplémentaires qui porteront sa valeur aux alentours de 39 millions d'euros. C'est du jamais-vu dans la - courte - histoire des sociétés de services en logiciels libres (SSLL). C'est pourtant le montant du contrat qui vient d'être accordé à Capgemini et à la start-up Linagora, avec Bull pour sous-traitant.

  • Il s'agira d'assurer le support et la maintenance des quelque 170 logiciels libres utilisés par quatre des principales directions de Bercy : la DGI (impôts), la Comptabilité publique, les Douanes et la Direction du personnel et de la modernisation de l'administration (DPMA). Fait notable, les prestataires s'engagent à corriger ou contourner toute anomalie critique en moins de quarante-huit heures. Des prestations à la commande de monitorat, d'assistance et de développement viennent compléter le marché.

  • (Les Echos du 1er février 2006 - Page 25)

La plus grosse migration OpenOffice.org au monde - 4 septembre 2006

  • Courant 2007, l'administration centrale française (essentiellement les ministères) va voir 400 000 de ses postes informatiques migrer vers la suite bureautique OpenOffice.org et le format ouvert  OpenDocument, ce qui constitue actuellement la plus grosse migration vers OpenOffice.org au monde.



7. Linux dans le monde

  • Partout, le mouvement s'amplifie : c'est l'effet "boule de neige", tellement les avantages apportés par Linux et les logiciels libres s'imposent partout et à tous les niveaux comme une évidence.

  • Projet "LiMux": Munich opte pour la distribution Debian - 18/04/2005

La ville de Munich a choisi la distribution logicielle qui doit équiper ses 14.000 PC de bureau, actuellement dotés de Windows NT. Moins d'un an après avoir lancé son appel d'offres, elle a retenu la suite gratuite Debian.
Le processus de migration vers l'OS libre basé sur Linux commencera d'ici à la fin de l'année, estime Peter Hofmann, responsable du projet baptisé « LiMux » (abréviation de Linux pour Munich). Pour mener les opérations, la ville a fait appel à deux sociétés de conseil allemandes, Gonicus et Softcon, qui travaillent déjà à l'adaptation de Debian aux besoins de son administration.
Ce projet connaît un fort retentissement. L'équipe en charge du projet a été submergée d'appels des médias du monde entier, a indiqué Peter Hofmann. Elle a également été contactée par des organisations et des représentants de villes du monde entier qui envisagent de passer à l'open source.

Source : ZDNet Actualités


  • Mannheim bascule vers Linux - 18/10/2005

Après Munich, c'est au tour de la ville de Mannheim (située dans le Bade-Wurtemberg) d'entamer une lente migration vers Linux. Le projet, moins pharaonique que celui de la capitale de la Bavière ("LiMux"), couvrira d'abord la migration de 110 serveurs Microsoft vers Linux. Puis, celle de 3 700 postes de travail. Une étude pour un passage vers OpenOffice serait par ailleurs à l'étude.

La transition s'opérera en deux temps, « le coût d'une migration globale et simultanée étant trop élevé », indiquent les responsables du projet. Ainsi les postes de travail ne seront pas équipés Linux avant quatre ou cinq ans.

Entre temps, le système d'impression de la Ville basculera également vers des outils open source. Et Oracle Collaboration Suite devrait être installé d'ici la fin de l'année.Aucune précision n'a été apportée quant au choix de la distribution. Rappelons que la Ville de Munich a opté pour Debian.

(Cet article paru sur dicodunet.com n'est plus disponible - en lieu et place, on peut lire un article en anglais paru sur The Register)


  • Les chemins de fer allemands choisissent Linux - 03/02/2005

Les chemins de fer allemands ont décidé de migrer certaines de leurs applications majeures vers le système d'exploitation  SuSE Linux Enterprise. La première étape consiste à faire évoluer le système de travail collaboratif Notes utilisé sur 55.000 postes sur une machine eServer zSeries. Cette migration vient de s'achever. D'autres applications comme l'ERP et le système de ventes de billets aux passagers seront, elles aussi, portées d'Unix vers Linux. Le système d'information des horaires des trains a déjà évolué d'une plate-forme HP vers un système Linux.

Source : ITR Manager


  • L'armée allemande se débarrasse de Microsoft - 17/03/2001

Les récentes révélations sur Echelon et son infiltration au sein des institutions européennes commencent à porter leurs fruits... outre-Rhin. Selon une information relatée par l'hebdomadaire Der Spiegel, le ministère des armées et celui des affaires étrangères auraient banni les logiciels Microsoft en raison des graves problèmes de sécurité qu'ils posent.

De nombreux témoignages ont prouvé que des équipes de la NSA (agence d'espionnage américaine en charge du système Echelon) travaillaient main dans la main avec les développeurs de Microsoft afin de se ménager un accès aux informations, même sécurisées, de tous les ordinateurs fonctionnant sous Windows. Au début des années 90, devant l'explosion du volume des données échangées quotidiennement sur la planète, les moyens d'espionnage traditionnels de la NSA se sont révélés moins efficaces que par le passé. Les systèmes de filtre ne parvenaient plus à faire le tri dans cet océan de données très diverses. C'est à cette date que remonte la collaboration entre Microsoft et la NSA. Les agents fédéraux pouvaient ainsi aller chercher, grâce à des "backdoors" secrètes, les informations qui les intéressaient, directement sur le PC visé. Tous les logiciels destinés à l'exportation seraient ainsi modifiés.

Les gouvernements européens sont peut-être au courant de cet état de fait depuis longtemps mais les Allemands sont les premiers à réagir. Tous les produits Microsoft seront supprimés des postes sensibles dans les deux ministères concernés : les Affaires étrangères et la Défense. Le chef de la diplomatie allemande a également décidé de suspendre tous les projets de vidéo-conférence, après que les autorités ont découvert que les données transitaient par Denver, Colorado. L'administration allemande a donc fait appel à deux firmes locales, Deutsche Telekom et Siemens, pour trouver, dans les plus brefs délais, des solutions de remplacement.

(Cet article de l'hebdomadaire « Der Spiegel » n'est plus disponible sur internet)


  • Vienne commence sa migration vers OpenOffice.org et GNU/Linux - 01/02/2005

Vienne, la capitale autrichienne, a commencé la migration de ses postes de travail vers des logiciels Open Source. La distribution GNU/Linux de la ville s'appelle Wienux. Les ordinateurs de l'administration de la ville (c'est-à-dire 16.000 ordinateurs) tournent actuellement sous Microsoft Windows et Office 2000. 7.500 migreront seulement sur la suite bureautique OpenOffice.org, tandis que 4.800 autres migreront complètement sous GNU/Linux.

Source : Logiciel Libre . Net

  • La Chine tient son cap pro-Linux - 16/08/2004

Le gouvernement chinois poursuit sa collaboration avec la Corée et le Japon pour adapter le noyau Linux au marché asiatique. Premières offres commerciales dans six mois.
Source : ZDNet Informatique

  • La poste Tchèque choisit Linux - 22/01/2005

La poste Tchèque a choisi Linux pour déployer la nouvelle version de son application APOST sur plus de 4.000 serveurs. Une décision justifiée par la possibilité d'obtenir plus de performances sans avoir à changer les serveurs et de réaliser des économies. Le fait de ne pas avoir à changer de matériel a permis de réaliser le déploiement sur les 3.400 sites à distance, permettant ainsi d'économiser également en frais de déplacement. La solution déployée fournit une administration et une supervision centralisées et jusqu'à présent une disponibilité proche de 100% a été constatée, en nette amélioration par rapport au système Windows NT précédent. Pour information, le système compte 20.000 utilisateurs sur 12.000 postes parmi les 40.000 employés des postes tchèques. C'est la distribution  SuSE qui a été retenue pour ce déploiement.
Source : Alionet newsletter


  • Loi favorable à Linux à Taïwan - 17 janvier 2006

Le parlement de l'île de Taïwan a passé vendredi dernier une loi qui forcerait les diverses institutions gouvernementales du pays à réduire de 25% leurs achats de produits de Microsoft pour les prochaines années, peut-on lire mardi dans un article de l'agence de nouvelles informatiques IDG News Service.
Cette loi du gouvernement taïwanais suit dans la foulée des gouvernements de plusieurs autres pays asiatiques dont la Chine - principal partenaire économique de Taïwan -, la Corée du Sud et le Japon qui choississent de plus en plus Linux comme système d'exploitation pour les réseaux informatiques gouvernementaux. Les gouvernements, en particulier celui de la Chine, veulent ainsi briser la dépendance économique de leurs pays envers Microsoft qui y détient bien souvent le monopole des logiciels vendus.

Source: Branchez-vous


  • Un système Linux pour le PC à 100 dollars - 31 janvier 2006

Après Apple, Microsoft est à son tour recalé. Son système d'exploitation Windows CE, envisagé pour équiper le PC portable à 100 dollars n'est pas assez ouvert, selon les responsables du projet qui lui préfèrent un OS Linux.
Le PC à 100 dollars mis au point par le MIT (Massachusetts Institute of Technology) sera équipé d'un système d'exploitation à base de noyau Linux. C'est ce qu'a annoncé Nicholas Negroponte, responsable du projet également baptisé OPLC ("One Laptop per Child"). Il s'exprimait lors d'une conférence tenue dans le cadre du Forum économique mondial de Davos (Suisse, 25-29 janvier).

Source: ZDNet - Open Source

  • L'US Navy retient Linux pour ses Boeing 737 - 31/07/2006

Linux fait son entrée dans le nouvel avion militaire américain. Fourni par la société Wind River Systems, le système d'exploitation sera embarqué dans les matériels de surveillance du Boeing 737 spécialement conçu pour l'US Navy : le P-8A Multi-Mission Maritime Aircraft. L'OS libre ne sera en revanche pas utilisé pour les systèmes de navigation.

Source: Journal du Net - Solutions


  • La Défense américaine priée d'adopter des technologies ouvertes - 23/08/2006

Un rapport commandé par le département de la Défense met en exergue les bénéfices découlant de l'Open Source, de ses méthodes de développement et de l'adoption de standards ouverts.

Au sommaire de ce compte-rendu figurent notamment les standards et interfaces ouvertes, les logiciels Open Source et leur méthodologie de développement, la culture collaborative, les outils de support en ligne, ainsi que l'agilité technologique.

De l'adoption de technologies reposant sur des standards et du recours à des logiciels dont le code est libre, dépendrait directement l'aptitude du Departement of Defense ( DoD) à répondre aux menaces, aux migrations et aux évolutions technologiques.

Source: Journal du Net - Solutions


Page révisée le 29/10/2006 par G. L.